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Communication scientifique

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Communication scientifique

Chaque université flamande propose une multitude d’activités de communication scientifique à destination de toute personne intéressée par la science et la recherche académique, quel que soit son âge. En tant que chercheur, il est important de contribuer à nourrir cette relation entre la recherche académique et la société. De plus en plus, la recherche académique s’inscrit au cœur de la société, et non plus en marge, observant le monde depuis sa tour d’ivoire. La confiance dans la recherche académique est l’un des éléments clés pour promouvoir une recherche plus riche et plus pertinente, car il est essentiel de montrer aux institutions publiques que l’effort scientifique mérite l’investissement (y compris financier). Même si elle est sans doute moins strictement encadrée par un ensemble de règles et de réglementations prédéfinies, la communication scientifique doit répondre à des standards de qualité et d’intégrité scientifique, ce qui rend les résultats plus transparents, plus compréhensibles et donc plus crédibles. D’une certaine manière, communiquer ses recherches à un public élargi implique une responsabilité partagée pour les chercheurs : il n’y a pas d’évaluateurs anonymes vérifiant la validité de vos idées avant que vous ne publiiez un billet de blog ou ne participiez à un débat à la télévision nationale ; il n’y a pas non plus de comité d’éthique qui s’assure qu’aucun auditeur ne sera offensé par vos propos sur un sujet donné.

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Code ALLEA :

  • Les auteurs veillent à ce que la communication à propos de leurs travaux soit réalisée d’une manière précise et honnête, à l’égard de leurs collègues, des responsables politiques et de la société au sens large.
  • Les chercheurs partagent les résultats de leurs activités de recherche de manière ouverte, honnête, transparente et précise, et respectent la confidentialité des données ou des conclusions lorsqu’il est légitimement demandé de le faire.
  • Lors de la communication ou de la diffusion des résultats de recherche ou à l’occasion d’une intervention publique, les auteurs indiquent de façon transparente les hypothèses et les valeurs prises en compte dans leur recherche ainsi que la robustesse des preuves scientifiques, y compris les incertitudes restantes et les lacunes subsistantes dans les connaissances.

Ces règles s’appliquent quel que soit le canal choisi, qu’il s’agisse d’une revue scientifique traditionnelle ou d’un journal. Gardez également à l’esprit que la communication scientifique suppose d’adapter votre message au public que vous souhaitez atteindre.

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La communication scientifique peut impliquer une simplification du message, le remplacement de termes scientifiques par un langage compréhensible pour un public non spécialiste ou encore l’usage de techniques de communication telles que le récit (storytelling) ou les métaphores pour accroître l’attrait auprès de l’audience visée. Ces adaptations ne sont pas nécessairement contraires à l’honnêteté, mais leur compatibilité exige une vigilance particulière.

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En tant que chercheur, vous n’êtes pas sur une île isolée. Lorsque vous présentez vos résultats, vous devez toujours distinguer clairement les faits de vos préférences personnelles. Par exemple, si vous participez à un panel et qu’un collègue défend un point de vue différent, les seuls arguments légitimes que vous pouvez mobiliser en tant que chercheur pour réfuter sa position sont des arguments scientifiques.

Le principal enseignement à retenir en matière d’intégrité et de communication scientifique est que l’éthique et l’intégrité ne s’arrêtent pas à la fin d’un projet ni à la publication d’un article.

Impact

Communiquer vos résultats à des non-spécialistes, qu’il s’agisse de parties prenantes spécifiques ou de citoyens en général est une condition préalable pour générer un impact sociétal. Tous les articles scientifiques n’ont pas vocation à être vulgarisés pour être compris par ces publics, mais la plupart des programmes et axes de recherche peuvent et doivent viser un impact au-delà du monde académique, contribuant ainsi à des citoyens en meilleure santé, des politiques publiques fondées sur des preuves, un monde meilleur… Au cours du siècle dernier, il est devenu courant que les gouvernements légitiment leurs politiques en invoquant la science (cf. Maarten Van Dyck). Dès lors, une communication claire, compréhensible, exacte et honnête des connaissances produites par la recherche est devenue plus importante que jamais.

Lors de la communication de vos recherches (ou de celles d’autrui) :

  • Gardez à l’esprit que vous représentez la science (et votre université, mais vous serez surtout perçu comme un scientifique). Soyez honnête sur les limites de vos conclusions (portée réelle, utilité pour la société, niveau de compréhension qu’elles apportent) et des sciences en général. Faites preuve de modestie quand c’est possible, mais défendez la science quand cela est nécessaire.
  • Écoutez les parties prenantes de vos recherches, qu’il s’agisse de citoyens ordinaires ou de parties prenantes spécifiques. Intéressez-vous à leur perception de votre objet d’étude : comment définissent-ils la situation ou le problème ? Quelles sont leurs questions, inquiétudes, priorités, ou leurs idées fausses ? Mieux comprendre vos interlocuteurs vous aidera à communiquer, mais aussi à enrichir votre recherche.
  • Anticipez la manière dont votre message sera reçu. Comment des citoyens ou des journalistes pourraient-ils mal l’interpréter, voire le détourner volontairement ? Rendez impossible une déformation de votre propos en précisant explicitement ce que vos résultats ne signifient pas et ce que vous ne pouvez pas en conclure. Cherchez à contrôler autant que possible votre narration, par exemple en publiant vous-même vos explications (blog, site personnel). Réfléchissez aussi à la gestion des attentes, notamment dans des disciplines comme la santé : quand les gens pourront-ils utiliser vos résultats ou en bénéficier ?
  • Demandez au service de communication de votre université de relire vos communiqués de presse. Assurez-vous d’être à l’aise avec le texte : il doit être compréhensible pour le public ciblé, mais aussi exact (portez une attention particulière aux conclusions, au titre qui doit donner envie de lire, et au résumé pour lecture rapide).
  • Dans des domaines sensibles tels que le changement climatique, la vaccination ou la théorie de l’évolution, la communication peut être compliquée par des émotions ou des convictions fortes. Il est donc essentiel d’aborder chaque échange avec ouverture, compréhension et bienveillance. Ne voyez pas la discussion comme une compétition pour avoir raison, mais comme une recherche de compréhension commune : écoutez plutôt que convaincre, stimulez la pensée créative et la résolution de problèmes. Ce style particulier est appelé dialogue (par opposition au débat). → Exercices complémentaires disponibles : approche dialogique.
  • Séparez toujours faits et opinions. Vous avez droit à vos opinions, et rien n’empêche d’être engagé ou militant, mais il faut clarifier de manière transparente dans quelle mesure vos propos s’appuient sur un consensus scientifique. C’est un point capital pour la science dans son ensemble. Souvenez-vous : la confiance est difficile à acquérir mais facile à perdre.
  • Dans certains cas, il est nécessaire de différer la communication de certains résultats, notamment lorsqu’il est décidé de protéger vos travaux par des droits de propriété intellectuelle (brevets, modèles). Dans ce cas, demandez conseil au service de transfert de technologie (Technology Transfer Office – TTO) de votre université sur le moment opportun pour communiquer.

Quelques notions de base sur la formation à la communication scientifique

  • Il est toujours utile de se poser les questions fondamentales de communication : Quoi (que veux-je communiquer), Pourquoi (pourquoi est-ce important / pourquoi le public devrait-il s’y intéresser), Comment (comment voudrais-je communiquer) et Qui (quel public veux-je atteindre). Lorsque vous définissez votre objectif, réfléchissez au changement que vous souhaitez produire dans votre groupe cible : que voulez-vous que les gens fassent, considèrent, soient convaincus ou sachent… qu’ils ne faisaient pas auparavant ? Utilisez vos réponses sur l’objectif et le public pour répondre ensuite aux questions du comment et du quand, et même pour reconsidérer ce qu’il convient de communiquer afin d’atteindre ce but. En répondant au quoi, cherchez l’intersection entre ce que vous voulez dire et ce que votre public veut savoir, ou trouvez un angle qui captera leur attention et les entraînera dans votre récit.
  • La communication n’est pas un processus à sens unique. Elle est de préférence bidirectionnelle, ce qui en fait un processus dynamique dont les deux parties peuvent tirer profit. Considérez donc la communication comme un échange interactif, et concentrez-vous aussi sur ce que vous pouvez apprendre de votre public. Après tout, vos lecteurs sont une source précieuse de connaissances qui peut enrichir votre recherche.
  • Sachez qu’il existe de nombreux moyens de communiquer : présentations, articles de blog, publications sur les réseaux sociaux, échanges individuels, vidéos, podcasts, bulletins d’information, ouvrages, événements, etc. N’attendez pas vos premiers résultats pour commencer à communiquer : débutez modestement, entraînez-vous, expérimentez, évaluez et adaptez.
  • Identifiez où se trouve votre public cible. N’attendez pas qu’il vienne spontanément à vous. Par exemple, ne supposez pas qu’il ira chercher et trouver votre billet de blog : orientez-le vers celui-ci par un canal (le vôtre ou celui d’un tiers) qui l’atteint effectivement.
  • Vous n’êtes pas seul ni uniquement responsable de la communication sur votre sujet de recherche. Définissez vos objectifs de communication et identifiez d’autres acteurs partageant des buts similaires (votre groupe de recherche, votre faculté, votre université, un consortium international). Déterminez le niveau d’agrégation où vos efforts généreront le plus d’impact (par exemple, pour des objectifs partagés, utilisez des canaux existants à large diffusion plutôt que de créer un nouveau canal). Participez à des initiatives plus larges et professionnelles pour réduire la charge de travail.
  • Si possible, supprimez les intermédiaires : plus vos objectifs de communication sont spécifiques, moins vous aurez besoin de recourir à un journaliste pour atteindre votre public cible.
  • Utilisez des histoires plutôt que de simples informations factuelles. Les gens réagissent beaucoup plus aux émotions qu’aux faits. Rendez votre communication personnelle : comment votre recherche aide-t-elle concrètement les gens ? en quoi a-t-elle changé votre propre parcours ? Les récits marquent les esprits.
  • Attirez l’attention en créant une connexion émotionnelle, en utilisant des situations reconnaissables, des questions intrigantes ou des faits marquants. Comprenez la notion de valeur d’actualité : une information devient « nouvelle » lorsqu’elle est proche, unique, récente, importante pour la société, inattendue, ou lorsqu’elle offre un nouvel angle sur un sujet déjà brûlant.
  • Imaginez l’effet de votre communication. Le choix de votre support/message produira-t-il réellement l’impact escompté ? Posez-vous la question, par exemple, de la manière dont votre mère ou votre voisin réagiraient.
  • Déjà dès la phase exploratoire, il est très utile de contacter l’équipe de communication scientifique de votre université. Elle dispose d’une excellente vue d’ensemble des opportunités de communication et des moyens de vous accompagner et de vous lancer.

Qui est concerné ?

Researchers Researchers in general

La communication scientifique fait partie intégrante de la responsabilité d’un chercheur, et ce dès le début de sa carrière académique. Qu’il s’agisse de chercheurs juniors ou seniors, de superviseurs ou de collègues, chacun peut soutenir, encourager et inspirer les autres dans cette démarche.

University

L’importance de la communication scientifique, ainsi que la reconnaissance et le soutien qui doivent lui être accordés, devraient être inscrits dans la politique universitaire.

Communication department

Les services internes, tels que le département de communication ou l’équipe dédiée à la communication scientifique, offrent un appui et des opportunités permettant aux chercheurs d’explorer et de s’impliquer dans des activités de communication scientifique.

General public

Le grand public n’est pas toujours intéressé directement par la science, mais il en bénéficie. Une meilleure compréhension de la recherche académique, tant de ses résultats que de son fonctionnement, peut aider les citoyens à prendre de meilleures décisions, à améliorer leur qualité de vie, à distinguer les faits des opinions, à avoir des attentes réalistes vis-à-vis de la recherche et, enfin, mais ce n’est pas le moindre des aspects, à soutenir la science (et les politiques qui investissent en elle).

Exemples d’initiatives de communication scientifique en Flandre. Il existe de nombreuses façons pour un chercheur de s’adresser au public. En voici quelques exemples :