• checkmark La valeur des résultats négatifs
    • checkmark Nouveautés des travaux
    • checkmark Preprints
    • checkmark L’évaluation par les pairs
    • checkmark La qualité d’une revue
    • checkmark Accès ouvert (Open access) aux publications
    • checkmark Citation et référencement
    • checkmark Affiliation de l’auteur
    • checkmark Autorat
    • checkmark Traitement d’images

La valeur des résultats négatifs

jumping-icon base

La valeur des résultats négatifs

Donner à toutes vos données la reconnaissance qu’elles méritent, en particulier lorsqu’elles sont négatives, n’est pas toujours chose facile.

mindthegap

Le Code ALLEA :

Selon le Code ALLEA, tous les résultats, qu’ils soient positifs ou négatifs, doivent être valorisés :

  • Les auteurs, les institutions scientifiques, les éditeurs, les bailleurs de fonds et les communautés scientifiques considèrent les résultats négatifs comme étant tout aussi pertinents que les conclusions positives en matière de publication et de diffusion. 
  • Les chercheurs, les institutions scientifiques et les établissements assurant une mission de recherche reconnaissent que les données, métadonnées, protocoles, codes, logiciels et autres matériels de recherche sont des productions légitimes de la recherche, qui peuvent être citées.

Pour les chercheurs

Dans la plupart des cas, les chercheurs entament leurs travaux à partir d’une hypothèse ou d’une théorie. Si, pour une raison quelconque, les résultats de la recherche ne confirment pas ou ne correspondent pas à la théorie, cela est souvent perçu comme un « échec », ou du moins comme un revers. Dans certains cas, cela peut même être considéré comme un échec personnel, comme si le chercheur était « incapable de produire », ou nourrir la crainte d’être associé à une recherche défaillante ou mal conçue. Cependant, il est important de souligner que des résultats négatifs ne sont pas des « mauvais » résultats : ils peuvent être obtenus à travers un travail rigoureux et solide, et ils contribuent à faire progresser la recherche. Tout simplement parce que nous pouvons en tirer des enseignements, ils nous évitent de répéter inutilement des démarches qui ne fonctionnent pas, ce qui représente un gaspillage de temps et d’argent (y compris de fonds publics). Valoriser ses résultats négatifs suppose un état d’esprit positif afin de convaincre les sceptiques ou les ignorants, et demande une certaine créativité pour « vendre » son récit. Heureusement, les chercheurs bénéficient d’une tendance générale dans le monde académique qui valorise de plus en plus les résultats négatifs.

mindthegap

Se concentrer uniquement sur les résultats positifs n’affecte pas seulement les résultats de la recherche en cours, mais aussi ceux des programmes de recherche futurs dans leur ensemble. Les chercheurs ne sont alors plus guidés par la curiosité ou par les pistes ouvertes par des travaux antérieurs ; leur intérêt est conditionné par des objectifs réalisables, avec un taux de réussite garanti, afin d’obtenir rapidement des résultats « à fort impact », où « fort impact » ne signifie pas nécessairement « grande valeur ».

Illustration par Patrick Hochstenbach sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial 2.5.

Pour les responsables de recherche, les superviseurs

Lorsque de jeunes chercheurs entrent dans le domaine, ils se concentrent souvent sur l’obtention des « bons » résultats, sur la réussite, mais beaucoup moins sur la manière de gérer des résultats négatifs, ou pire, un échec. Cet aspect devrait faire partie intégrante de l’accompagnement professionnel. Donner l’exemple est essentiel dans toutes les dimensions du rôle de superviseur, mais particulièrement lorsqu’il s’agit de résultats négatifs. Reconnaître leur valeur, rester fidèle à des plans méthodologiquement solides, réfléchir à des façons de formuler et de relier des résultats négatifs à des récits porteurs de sens doivent faire partie de cette responsabilité.

Pour les représentants de revues ou de tout autre type de canaux de communication

mindthegap

L’existence d’un biais de publication est une donnée largement admise dans la science. L’une de ses formes concerne les résultats négatifs : les recherches qui présentent des résultats positifs, ou qui confirment une hypothèse, une théorie ou des travaux antérieurs, sont bien plus fréquentes dans les revues. Beaucoup de revues sont peu enclines à publier des résultats nuls ou l’absence d’effet. En conséquence, les auteurs eux-mêmes préfèrent souvent mettre en avant des résultats positifs et écarter les résultats négatifs.

En raison de l’impact de ce biais sur la science, une tendance croissante vise à respecter l’ensemble des résultats de recherche et à revaloriser les résultats négatifs, à travers des initiatives ou revues telles que Journals of Negative Results in BiomedicinePLOS ONE et The All Results Journals qui encouragent les chercheurs à publier leurs résultats négatifs.

Pour les bailleurs de fonds

Même les organismes financeurs récompensent principalement les chercheurs qui peuvent présenter une histoire « positive ». Cela découle sans doute d’une conviction bien intentionnée consistant à poursuivre l’exploration de ce qui fonctionne. Pourtant, les résultats négatifs font progresser le domaine tout autant.

Collaborations

La science est décrite comme un processus constant d’accumulation de connaissances, dans lequel un chercheur s’appuie sur les résultats d’un autre. En raison du biais contre les résultats négatifs, cette accumulation repose principalement sur des résultats positifs, ce qui limite la collaboration. Cette focalisation négative implique aussi que des collègues perdent du temps et des ressources à refaire ou à chercher ce qu’un autre avait déjà testé, mais non rapporté en raison de la nature négative des résultats. Par ailleurs, un élément fondamental de la recherche, exercer un regard critique sur ce qui est présenté comme acquis et en débattre, est perdu. Cela aussi limite la collaboration.

Messages à retenir

mindthegap

Après avoir rendu compte des résultats du module 3, je :

  • sais où se situent les responsabilités dans le processus de publication ;
  • comprends les bases de la présentation des données, y compris dans le cadre des différents rôles des parties prenantes ;
  • connais les bases d’une bonne présentation des images ;
  • connais les critères relatifs à la paternité et à l’ordre des auteurs ;
  • applique pleinement les bonnes pratiques académiques en matière de paternité ;
  • connais la divulgation de la contribution des auteurs et l’applique dans la mesure du possible ;
  • sais ce qu’est l’affiliation des auteurs et comment l’appliquer ;
    me suis créé un identifiant ORCID
  • sais comment citer et référencer dans un travail académique, selon le style de référence de ma discipline
  • me tiens au courant des concepts de la science ouverte et de leur application
  • sais que je suis censé auto-archiver mes données dans un dépôt ouvert, en fonction de ma discipline ou de mon sujet de recherche
  • sais que je suis censé publier en libre accès, dans la mesure du possible, et que je peux choisir la stratégie la plus appropriée
  • connais le concept d’éditeurs et de conférences prédateurs et les outils qui permettent de les reconnaître
  • savoir évaluer correctement la qualité d’un éditeur ou d’une conférence
  • savoir me comporter correctement en tant que pair évaluateur, reconnaître l’importance de ce rôle et m’investir pour le remplir de manière éthique
  • connaître les avantages des prépublications et les avoir analysées pour mon propre travail

Nouveautés des travaux

jumping-icon base

Nouveautés des travaux

L’objectif des publications est de faire connaître de nouveaux résultats de recherche. C’est pourquoi l’on s’attend à ce que les chercheurs publient leurs travaux en temps opportun et ne retiennent pas des résultats de recherche. Les auteurs doivent également être conscients que, à quelques exceptions près, le même travail ne devrait pas être publié plusieurs fois. Les exceptions à cette bonne pratique incluent l’utilisation de prépublications suivie d’une publication formelle dans une revue, comme discuté plus haut dans ce module, la publication de contenus importants dans plusieurs revues afin d’atteindre un public plus large, ou des traductions du travail. Par exemple, de nouvelles perspectives sur l’histoire de la Belgique au XIXe siècle peuvent d’abord être publiées dans une revue internationale en anglais, puis être traduites pour être publiées dans une revue historique locale en néerlandais, pour autant que les deux revues soient informées, aient donné leur accord et que la publication ultérieure renvoie à l’originale. Les auteurs doivent toujours être transparents et honnêtes quant à la nouveauté de leur travail.

Vous trouverez ci-dessous quelques illustrations de pratiques inacceptables et discutables liées à la nouveauté du travail.

mindthegap

Soumission multiple (duplicate submission)

Un groupe d’auteurs souhaite augmenter ses chances de voir son travail accepté en le soumettant simultanément à deux revues différentes. Ils attendent les deux processus d’évaluation, puis retirent le manuscrit d’une revue pour poursuivre avec celle qui a fourni les retours les plus simples ou les plus favorables. Ce comportement, appelé soumission multiple, est considéré comme une pratique de recherche inacceptable. Il entraîne un gaspillage de ressources (temps et argent), car deux revues et deux fois plus d’évaluateurs consacrent leurs efforts au même travail. C’est pourquoi de nombreuses revues demandent désormais une confirmation que le manuscrit est inédit et n’est pas en cours d’évaluation ailleurs.

mindthegap

Quelques conseils :

  • Ne soumettez pas un même manuscrit à deux revues (ou plus) en même temps.
  • Une fois qu’un manuscrit a été accepté pour publication, les auteurs ne peuvent en principe plus retirer leur étude.
  • Lorsqu’une revue estime qu’un manuscrit ne peut être considéré qu’après révision, cela ne signifie pas automatiquement que l’article peut être soumis à une seconde revue. Tant que le manuscrit n’est pas retiré officiellement, il est toujours considéré comme en cours d’évaluation par la première revue.
  • Si les chercheurs décident à ce stade de soumettre leur manuscrit à une seconde revue (par ex. parce que les évaluateurs demandent trop d’expériences supplémentaires et que les auteurs ne peuvent y répondre), ils doivent d’abord retirer formellement le manuscrit de la première revue.
mindthegap

Publication multiple (Duplicate publication)

Dans ce cas, le même travail est publié deux fois (ou plus), sous une forme identique ou très proche. Cette pratique est inacceptable lorsqu’elle vise à gonfler artificiellement le CV du chercheur. Comme pour la soumission multiple, la publication multiple gaspille les ressources des revues et des évaluateurs. Rares sont les revues qui acceptent des articles déjà publiés ailleurs. Dans certains cas exceptionnels, la publication multiple peut être recevable. Exemple : un article traduit pour toucher un public plus large ou différent.

mindthegap

Quelques lignes directrices : Toujours être transparent lorsque vous envisagez de republier un contenu, qu’il soit identique ou modifié (via une lettre à l’éditeur, une référence à la publication précédente, un contact avec les deux éditeurs, etc.). Si vous avez conservé les droits d’auteur de l’article original, informez l’éditeur de la première revue ainsi que la nouvelle revue. La nouvelle revue doit savoir que l’article a déjà été publié ailleurs et accepter sa republication. Si vous avez cédé les droits d’auteur à la première revue, vous n’êtes pas autorisé à republier l’article. Dans certains cas, l’éditeur initial peut accorder une permission spéciale. Il doit être clair pour les lecteurs qu’un article a déjà été publié ailleurs, au minimum par une citation de la publication originale. Si la republication vise un autre public, il peut être nécessaire de modifier (partiellement) l’article original.

mindthegap

Publication multiple à partir d’actes de conférences

Cas :  » Un article a été soumis à la Revue A, et un évaluateur a signalé qu’une partie substantielle du texte avait déjà été publiée dans deux autres revues. » COPE: Committee on Publication Ethics

mindthegap

Lignes directrices ICMJE :  » Lorsqu’un auteur soumet un manuscrit rapportant des travaux déjà publiés en grande partie dans un autre article, ou inclus dans ou étroitement liés à un autre texte soumis ou accepté ailleurs, la lettre de soumission doit le préciser clairement et les auteurs doivent fournir des copies du matériel concerné pour aider l’éditeur à décider de la suite à donner. Cette recommandation n’empêche pas une revue d’examiner un rapport complet faisant suite à une communication préliminaire (par ex. une lettre à l’éditeur, une prépublication, ou un résumé/poster présenté lors d’un congrès scientifique). Elle n’empêche pas non plus l’examen d’un article ayant été présenté lors d’un congrès mais non publié intégralement, ou en cours de publication dans des actes ou formats similaires. Les comptes rendus de réunions programmées ne sont généralement pas considérés comme une infraction à cette règle, sauf si des tableaux ou figures supplémentaires enrichissent le contenu. Les auteurs doivent également garder à l’esprit que la diffusion de leurs résultats en dehors de présentations scientifiques formelles lors de conférences peut réduire la priorité accordée à leur travail par les éditeurs de revues. ».

Preprints

jumping-icon base

Preprints

mindthegap

«  Une prépublication est un manuscrit académique mis en ligne par son ou ses auteurs sur une plateforme en accès libre, généralement avant ou en parallèle du processus d’évaluation par les pairs ».

Citation extraite du document de : discussion du COPE sur les prépublications 

 

Bien que cette pratique aille à l’encontre du paradigme traditionnel selon lequel les résultats de recherche ne devraient être rendus publics qu’après évaluation par les pairs, l’usage des prépublications présente plusieurs avantages par rapport à la voie classique de publication. Déjà courante en physique et en mathématiques, la prépublication est désormais acceptée dans de nombreux autres domaines, notamment grâce à une moindre résistance des éditeurs traditionnels, à la multiplication de plateformes de prépublication spécialisées par discipline, et au soutien croissant des organismes financeurs.

Avantages des prépublications

Les prépublications offrent aux chercheurs la possibilité de partager leurs résultats de manière beaucoup plus rapide, permettant d’informer leurs pairs et collègues du travail et des résultats, et d’éviter ainsi d’être dépendants du processus d’évaluation qui peut freiner une diffusion en temps voulu.

De plus, étant donné le caractère en accès ouvert de la publication, les auteurs qui publient des prépublications ont la possibilité de recevoir un retour plus large sur leur travail, car celui-ci ne sera pas limité aux 2 ou 3 évaluateurs typiquement assignés dans l’évaluation traditionnelle par les pairs. Ce retour communautaire peut être utilisé pour réviser le travail avant de le soumettre à une revue traditionnelle. Mettre le travail au grand jour peut également faciliter le contact avec d’autres chercheurs travaillant sur le même sujet, ce qui peut potentiellement conduire à des collaborations et à une amélioration supplémentaire de l’article.

En outre, comme la plupart des prépublications se voient attribuer un DOI (Digital Object Identifier), la recherche peut être citée et la reconnaissance du travail peut être revendiquée. Le travail devient ainsi partie intégrante du registre académique, ce qui signifie que les auteurs n’ont pas à craindre que leur travail soit devancé, puisque la prépublication peut démontrer qui a été le premier.

Enfin, les prépublications peuvent fournir une voie de diffusion pour des recherches qui rencontrent des difficultés à être publiées de manière traditionnelle. Des exemples en sont les publications de données négatives ou des recherches considérées comme de faible priorité parce que pas assez innovantes (par ex. les études de réplication). Le fait que les revues ne s’y intéressent pas ne signifie pas que les résultats ne soient pas pertinents pour la communauté scientifique. Ici, les prépublications peuvent constituer une solution, empêchant que l’argent et le temps investis dans la recherche ne soient gaspillés.

 

mindthegap

Une critique fréquemment formulée contre les prépublications est qu’elles permettent de diffuser des travaux qui ne respectent pas les mêmes critères de qualité que la publication traditionnelle, créant ainsi un espace où peuvent circuler des recherches de faible qualité ou des pratiques scientifiques douteuses. Lorsqu’un tel contenu est repris par la communauté scientifique ou la société, il peut avoir des effets négatifs, par exemple sur la santé publique.

mindthegap

Il est donc primordial que les chercheurs soient conscients de l’impact potentiel de leur prépublication et prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer un produit de haute qualité. Publier sous forme de preprint ne doit pas servir de prétexte pour contourner les exigences habituelles : les mêmes standards de qualité que pour la publication traditionnelle s’appliquent.

Puis-je encore soumettre à une revue traditionnelle ?

Le fait qu’un travail soit disponible sous forme de prépublication n’empêche généralement pas sa soumission, son évaluation et sa publication ultérieure dans une revue traditionnelle. Toutefois, les auteurs doivent être attentifs aux restrictions éventuelles liées au droit d’auteur et sont invités à mentionner explicitement l’existence de la première version lors de la soumission. De plus, une fois l’article accepté et publié dans une revue traditionnelle, un lien clair doit être établi entre la prépublication et la version finale validée par les pairs (qui recevra un DOI distinct). Cela permet d’illustrer l’évolution de la recherche et d’orienter les lecteurs vers la version définitive.

Où publier une prepublication ?

Exemples reconnus de serveurs disciplinaires de prépublications :

OSF Preprints est une plateforme généraliste ouverte à toutes les disciplines.

L’évaluation par les pairs

jumping-icon base

L’évaluation par les pairs

L’évaluation par les pairs constitue le cœur du système traditionnel de publication. Elle a pour objectif d’apprécier la qualité et la validité d’un nouveau travail de recherche, de fournir des suggestions en vue de son amélioration avant publication et de veiller à ce que des articles invalides ou de faible qualité ne soient pas publiés.

mindthegap

Code ALLEA :

  • Les chercheurs assument avec sérieux leurs engagements et leurs responsabilités envers les communautés scientifiques lorsqu’ils participent à des activités d’arbitrage, d’examen critique et d’évaluation, et ce travail est reconnu et récompensé par les chercheurs, les institutions scientifiques et les établissements assurant une mission de recherche.
  • Les chercheurs, les institutions scientifiques et les établissements assurant une mission de recherche examinent et évaluent les demandes de publication, financement, nomina­tion, promotion ou récompense d’une manière transparente et justifiable, et indiquent l’uti­lisation qu’ils ont faite d’outils d’intelligence artificielle et d’outils automatisés.
  • Les examinateurs (reviewers) et les éditeurs déclarent leurs conflits d’intérêts, réels ou perçus, et quand cela est nécessaire, ne prennent pas part aux décisions relatives à la publication, au financement, à la nomination, à la promotion ou aux récompenses.
  • Les examinateurs (reviewers) respectent la confidentialité, sauf autorisation de divulgation préalable.
  • Les examinateurs (reviewers) et les éditeurs respectent les droits des auteurs et des personnes ayant soumis une contribution, et demandent les autorisations nécessaires pour utiliser les idées, les données ou les interprétations présentées.

Les évaluateurs doivent être conscients de leurs responsabilités éthiques lorsqu’ils examinent des études soumises par leurs pairs. Vous trouverez ci-dessous quelques lignes directrices sur la manière de se comporter lorsqu’on vous demande d’évaluer un manuscrit.

ACCEPTER D’ÉVALUER :

Dans la plupart des cas, les invitations à évaluer contiennent le titre, la liste des auteurs et le résumé de l’étude. Idéalement, un évaluateur travaille dans la même discipline que celle de l’article. Êtes-vous la bonne personne pour évaluer ce manuscrit ? Si le sujet est trop éloigné de votre domaine d’expertise, envisagez de décliner l’invitation.

  • En cas de doute, contactez l’éditeur et discutez de vos réserves. Cela permet à l’éditeur de déterminer si votre expertise est suffisante et éventuellement d’inviter un évaluateur supplémentaire pour couvrir la partie qui vous échappe. Ce n’est pas parce qu’un aspect du manuscrit sort de votre champ de compétences que vous ne pouvez pas contribuer à l’évaluation du reste de l’étude.
  • Refusez d’évaluer si vous êtes en situation de conflit d’intérêts susceptible de compromettre votre objectivité, par exemple un conflit d’intérêts financier, une relation personnelle étroite ou une collaboration actuelle/récente avec un ou plusieurs auteurs.
  • Même si l’évaluation peut être utile à votre propre recherche, abstenez-vous d’accepter des manuscrits directement liés à vos travaux en cours. Les informations contenues dans le manuscrit ne doivent pas être utilisées pour avantager vos propres recherches. Refusez également d’évaluer des articles provenant de votre environnement direct (même département ou même institution d’accueil).
  • Lorsque vous refusez d’évaluer, essayez de suggérer des évaluateurs alternatifs.
  • Consultez les politiques et directives de la revue pour comprendre les attentes relatives au processus d’évaluation.

FIABILITÉ

  • La plupart des revues attendent des évaluateurs qu’ils fournissent leur rapport dans un délai limité. N’acceptez pas une évaluation si vous savez que vous ne serez pas en mesure de respecter le calendrier prévu. En cas d’empêchement imprévu, informez-en immédiatement l’éditeur de la revue.
  • De même, acceptez ou déclinez les invitations à évaluer dans des délais raisonnables.
  • Les éditeurs se basent souvent sur les profils des évaluateurs enregistrés dans la base de données de la revue pour sélectionner les pairs potentiels. Veillez à ce que votre profil soit à jour (mots-clés, thématiques de recherche).
mindthegap

Les évaluateurs sont tenus de rester objectifs lorsqu’ils examinent le travail de leurs collègues. L’évaluation par les pairs repose sur la confiance et confère une certaine responsabilité, voire un pouvoir, aux évaluateurs. Cette confiance et ce pouvoir ne doivent en aucun cas être détournés pour retarder la publication d’autrui. Les évaluateurs ne doivent pas se livrer à des interventions inappropriées telles qu’imposer des exigences inutiles ou irréalisables, fournir des retours inexacts ou chercher à décourager les auteurs.

mindthegap

Quelques conseils pour rédiger une évaluation par les pairs :

CONFIDENTIALITÉ

  • Les manuscrits soumis à l’évaluation sont des documents confidentiels tant qu’ils n’ont pas été rendus publics lors de leur publication. Selon les revues, les rapports des évaluateurs peuvent également rester confidentiels, même après la publication du manuscrit accepté.
  • Les évaluateurs doivent contacter l’éditeur avant d’associer d’autres personnes au processus d’évaluation (par exemple un étudiant ou un collègue). Les noms de ces évaluateurs supplémentaires doivent être communiqués dans les commentaires confidentiels adressés aux éditeurs. Cela aide également l’éditeur à identifier de futurs évaluateurs potentiels.
  • Les évaluateurs ne doivent jamais contacter directement les auteurs. Toute communication doit passer exclusivement par la revue.

OBJECTIVITÉ, CONSTRUCTIVITÉ ET RESPONSABILITÉ LORS DE LA RÉVISION

  • Les manuscrits doivent être évalués, sans parti pris vis-à-vis des auteurs, qu’il s’agisse d’un biais positif ou négatif.
  • Le rôle principal d’un évaluateur est de conseiller la revue et de veiller à ce que les manuscrits comportant des failles soient retenus ou corrigés avant d’être diffusés dans le champ scientifique.
  • Les rapports doivent être rédigés dans un langage clair, utile à la fois pour les éditeurs et pour les auteurs. Il est impératif d’adopter un ton respectueux et professionnel. Les évaluateurs ne doivent pas se cacher derrière leur anonymat pour rédiger des avis injurieux ou des critiques personnelles. Les critiques doivent être constructives afin d’aider l’auteur à se concentrer sur les points problématiques du travail soumis, et non à ressentir les commentaires comme une attaque personnelle.
  • Les évaluateurs doivent signaler toute question éthique telle que l’existence possible de conflits d’intérêts non déclarés, l’absence d’approbation éthique ou des doutes concernant le protocole expérimental dans les études impliquant des êtres humains ou des animaux. En outre, toute suspicion de manquement scientifique (fabrication, falsification, plagiat ou autres pratiques discutables) doit être signalée et communiquée à l’éditeur.
mindthegap

Comme les revues offrent souvent à l’auteur qui soumet un manuscrit la possibilité de proposer des noms d’évaluateurs potentiels, cette option ne doit pas être détournée par les auteurs afin d’influencer le processus d’évaluation par les pairs à leur avantage. Un biais d’évaluation peut survenir si les évaluateurs proposés ne sont pas objectifs ou présentent un conflit d’intérêts non déclaré, par exemple parce qu’ils sont amis ou proches collaborateurs de l’auteur. Un cas de fausse évaluation peut également se produire lorsque des chercheurs, en soumettant un article, suggèrent des évaluateurs mais fournissent des coordonnées qui redirigent, en réalité, les demandes d’évaluation vers eux-mêmes.

mindthegap

Puisque c’est la revue qui invite officiellement les évaluateurs, il est essentiel que les revues vérifient rigoureusement l’authenticité des évaluateurs potentiels avant de les intégrer dans le processus d’évaluation.

La qualité d’une revue

jumping-icon base

La qualité d’une revue

Au terme d’un projet de recherche, l’étape traditionnelle ultime consiste à rendre les résultats disponibles pour la communauté scientifique en les publiant, par exemple dans une revue. Étant donné le temps considérable investi dans vos travaux, ainsi que les implications potentielles pour votre carrière, il est essentiel de choisir soigneusement le lieu de publication. Avec des milliers de revues répertoriées dans les principales bases bibliographiques, telles que Web of Science et PubMed ou dans des initiatives locales comme la Flemish Academic Bibliography for the Social Sciences and Humanities (VABB-SHW), les chercheurs peuvent se sentir submergés par l’étendue des possibilités. De plus, les revues n’étant pas toujours indexées dans les bases de données les plus fréquemment utilisées, le nombre d’options est virtuellement illimité. Ainsi, lors de l’évaluation des revues potentielles pour publier un travail, il est crucial de prendre en considération : la réputation et la qualité de la revue et de son éditeur, ainsi que le champ thématique (scope) de la revue.

Le champ thématique d’une revue est déterminant, car il influence directement le public susceptible de lire vos travaux. Même si votre article est particulièrement novateur ou important, s’il est publié dans une revue qui n’assure pas une visibilité adéquate, il risque de passer inaperçu. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille éviter les revues à large couverture disciplinaire. Toutefois, il est recommandé d’identifier le profil des lecteurs de la revue : votre travail leur est-il pertinent ?

S’agissant de la réputation, il est conseillé aux auteurs de ne pas s’arrêter uniquement au facteur d’impact. Il convient d’évaluer également la qualité des articles précédemment publiés dans cette revue et par son éditeur. Une revue paraît-elle digne de confiance ? Dispose-t-elle de politiques claires garantissant que les manuscrits soumis sont évalués conformément aux principes internationalement reconnus ? Par exemple : fournit-elle des instructions précises aux auteurs ? Un système solide d’évaluation par les pairs est-il en place ?

Qui est concerné ?

(Co-) Author

Les auteurs doivent engager un dialogue afin de déterminer la revue la plus appropriée à laquelle soumettre leur travail.

En tant qu’‘hôtes’ de ces travaux, les revues et les éditeurs doivent démontrer qu’ils appliquent de bonnes pratiques éditoriales lors de l’évaluation et de la publication d’articles scientifiques.

Les prédateurs de l’édition scientifique

mindthegap

La séquence traditionnelle qui consiste à soumettre un manuscrit à une revue afin qu’il soit évalué de manière critique, suivie d’une révision permettant de répondre aux standards scientifiques, est fragilisée par l’existence de revues et éditeurs prédateurs. Tirant profit à la fois de l’obligation imposée par certains bailleurs de fonds de publier les résultats en accès ouvert, et des difficultés rencontrées par certains chercheurs à faire accepter leurs travaux, ces revues et éditeurs détournent le système à leur avantage financier. En pratique, une revue prédatrice accepte pratiquement tout manuscrit dès lors que l’auteur s’acquitte des frais de publication. De plus, en l’absence de véritable procédure d’évaluation par les pairs, ou lorsqu’elle est purement minimale, la qualité des articles publiés est souvent très en deçà des standards scientifiques.

Exemple : une revue a ainsi publié en 2020 un faux article sur la COVID-19 intitulé « Cyllage COVID-19 Outbreak Linked to Zubat consumption ».

mindthegap

Les chercheurs doivent être conscients de l’existence de ce problème. La qualité douteuse des articles publiés par des revues prédatrices implique que les lecteurs doivent faire preuve d’esprit critique lorsqu’ils interprètent ces travaux ou envisagent de s’y appuyer. Ceci est particulièrement crucial dans des domaines où des résultats biaisés ou fallacieux pourraient être exploités pour désinformer le public. On peut penser, par exemple, aux sciences biomédicales, où certaines publications pourraient influencer fortement l’opinion publique sur un sujet sensible, ou entraîner des conséquences directes sur la pratique médicale standard. Inversement, les auteurs doivent veiller à ne jamais soumettre leurs propres travaux à ce type de revues. Non seulement, cela peut porter gravement atteinte à leur réputation scientifique, mais il faut aussi garder à l’esprit que les revues prédatrices ont souvent une durée de vie très limitée : elles peuvent disparaître sans avertissement, emportant avec elles les articles publiés et laissant les auteurs sans aucun recours.

mindthegap

Pour déterminer si une revue et/ou un éditeur est digne de confiance, les auteurs peuvent évaluer la revue à l’aide de quelques critères fondamentaux. La checklist Think. Check. Submit. offre un bon aperçu des questions essentielles que les auteurs doivent se poser lorsqu’ils recherchent une revue appropriée pour publier leurs travaux.

Some general recommendations

  • Think. Check. Submit. propose une checklist pour vous aider à identifier la revue appropriée à votre recherche.
  • La revue est-elle répertoriée dans le VABB-SSHW (Flemish Academic Bibliography for the Social Sciences and Humanities) ?
  • La revue est-elle membre du COPE (Committee on Publication Ethics)? Les membres s’engagent à respecter les pratiques fondamentales en matière d’éthique de publication.
  • La revue est-elle parrainée par une société savante ?
  • L’éditeur ou la revue est-il signataire de l’Initiative pour la transparence et l’ouverture (Transparency & Openness Initiative) ?
  • Plusieurs de vos pairs de confiance ont-ils déjà publié dans cette revue ?

Conférences prédatrices

mindthegap

Contrairement à ce que pensent de nombreux universitaires, toutes les conférences prédatrices ne sont pas nécessairement de petite taille, mal organisées ou mises en place par des structures éphémères. Afin de garantir leurs profits, ces conférences reposent souvent sur une organisation apparemment sérieuse. Un signe révélateur d’une conférence prédatrice est la présence de travaux de faible qualité présentés aux côtés de recherches menées par des universitaires renommés.

Voir Enego sur les conférences prédatrices.

 

mindthegap

Bien que les conférences prédatrices soient très nombreuses, certaines initiatives aident les chercheurs à les éviter. Think. Check. Attend. est une organisation qui accompagne les chercheurs et universitaires dans l’évaluation de la légitimité d’une conférence.

Accès ouvert (Open access) aux publications

jumping-icon base

Accès ouvert (Open access) aux publications

L’accès ouvert (open access) désigne la pratique consistant à rendre la recherche et la littérature scientifiques évaluées par les pairs librement accessibles en ligne à toute personne intéressée. Ouvert signifie que chacun peut consulter, utiliser, modifier et partager librement ces contenus, à toute fin, sous réserve au maximum de conditions garantissant la traçabilité et le maintien du caractère ouvert. L’accès ouvert ne limite pas la liberté des auteurs de choisir où publier ni leur droit de ne pas publier.

Deux approches majeures existent pour rendre une publication en accès ouvert :

  • Auto-archivage
    Déposer une publication dans un répertoire en accès ouvert permet de la rendre disponible indépendamment de la plateforme où elle a été initialement publiée. Le répertoire peut être disciplinaire, par ex. arXiv ; institutionnel (chaque université flamande dispose d’un dépôt ouvert) ou généraliste, par ex. Zenodo. La plupart des éditeurs autorisent l’auto-archivage, mais des conditions peuvent s’appliquer selon la version mise à disposition : le manuscrit final évalué par les pairs (author’s accepted manuscript – AAM), c’est-à-dire validé scientifiquement mais sans la mise en page de l’éditeur ; la version éditeur, dans certains cas. Un délai d’embargo peut être imposé (généralement 6 mois pour les disciplines STEM, 12 mois pour les SHS). La base de données Sherpa/Romeo, qui recense les politiques des éditeurs en matière de droits d’auteur et d’auto-archivage, permet de vérifier les conditions applicables.En outre, le droit belge autorise les auteurs à rendre accessibles en accès ouvert leurs articles scientifiques évalués par les pairs, dans leur version finale validée, après un délai d’embargo  (Art. XI.196 §2/1).
  • Publication dans une revue en accès ouvert
    Les revues en accès ouvert garantissent la mise à disposition directe de l’article dès sa parution. Pour identifier une revue de qualité, on peut consulter le Directory of Open Access Journals (DOAJ) qui évalue les revues avant de les indexer. La recherche peut se faire par discipline ou par éditeur. Certaines revues en accès ouvert demandent le paiement de frais de publication (article processing charge – APC).

Quelle que soit la modalité choisie, il convient de toujours déposer ses publications dans le répertoire institutionnel/local en accès ouvert.

Pourquoi l’accès ouvert aux publications est-il important ?

L’avantage principal de l’accès ouvert se résume souvent en deux termes : visibilité et impact. Les articles en accès ouvert sont beaucoup plus consultés que ceux qui ne le sont pas. Leur disponibilité en ligne entraîne une plus large diffusion, ce qui augmente leur taux de citation, comme l’ont démontré plusieurs études (OACA, Open Access Citation Advantage). L’accès ouvert traduit également le principe selon lequel chacun doit pouvoir consulter les résultats de la recherch, qu’il s’agisse d’un jeune chercheur, d’un professionnel ou d’un citoyen, sans avoir à payer de frais supplémentaires. Ce principe est particulièrement essentiel pour les recherches financées par des fonds publics.

Le fait que le secteur public doive financer la recherche à trois reprises est souvent critiqué : 1) les chercheurs et scientifiques qui mènent leurs travaux et soumettent leurs résultats à publication sont souvent rémunérés par des fonds publics ; 2) les manuscrits soumis sont évalués par des collègues, eux aussi majoritairement financés par des moyens publics ; 3) une fois les articles publiés, ils doivent être achetés auprès des éditeurs par des bibliothèques et institutions financées sur fonds publics.

Compte tenu de ces raisons, un nombre croissant de bailleurs de fonds exigent aujourd’hui que les publications issues de recherches qu’ils soutiennent soient rendues accessibles en accès ouvert, afin de garantir une diffusion élargie des résultats.

 

mindthegap

Code ALLEA :

  • Les chercheurs partagent les résultats de leurs activités de recherche de manière ouverte, honnête, transparente et précise, et respectent la confidentialité des données ou des conclusions lorsqu’il est légitimement demandé de le faire.

Que se passe-t-il si vous ne choisissez pas l’accès ouvert ?

Lorsque les chercheurs ne rendent pas leurs publications accessibles en accès ouvert, cela peut entraîner un manque de visibilité : seuls les lecteurs disposant d’un abonnement aux revues dont le contenu n’est pas ouvert peuvent consulter ces travaux. De nombreux publics potentiellement intéressés ne prendront donc pas connaissance de votre recherche.

Cela peut aussi conduire à un manque de financements : beaucoup de bailleurs de fonds imposent l’accès ouvert pour les publications issues de recherches qu’ils soutiennent et peuvent prendre des mesures si cette obligation n’est pas respectée.

mindthegap

Certains chercheurs estiment que les revues en accès ouvert seraient de moindre qualité que les revues classiques par abonnement. Toutefois, comme dans le système traditionnel, il existe sur le marché des revues de qualité variable. Il est possible d’effectuer certaines vérifications pour évaluer la qualité d’une revue.

Citation et référencement

jumping-icon base

Citation et référencement

Rédiger dans un style académique est une compétence à part entière. Elle suppose la connaissance de règles fondamentales et beaucoup de pratique. C’est un apprentissage progressif qui ne s’acquiert pas du jour au lendemain.

mindthegap

Le Code ALLEA répertorie les pratiques inacceptables suivantes :

  • Citer de manière sélective ou inexacte.
  • Allonger de manière inutile la bibliographie d’une étude afin de satisfaire les éditeurs, les examinateurs (reviewers) ou les collègues, ou de manipuler les données bibliographiques.
  • Republier d’importants passages tirés de ses propres publications antérieures, y compris des traductions, sans reconnaître ou citer dûment l’original (« autoplagiat »).

Pour toute connaissance utilisée dans un travail académique, il est indispensable de faire référence correctement à la source originale, qu’il s’agisse d’un texte, d’images, de la structure d’un document, d’informations en ligne, etc. Cela implique une citation dans le corps du texte ainsi qu’une référence complète dans la bibliographie. Les flux d’information doivent rester traçables à tout moment pour le lecteur. À défaut, il peut s’agir de plagiat.

La manière dont les informations issues des sources originales sont exploitées peut varier et requiert donc des approches différentes.

Lorsqu’un auteur souhaite reprendre textuellement les mots d’une source, sans aucune modification, une attention particulière doit être accordée à la référence correcte. Les citations doivent être présentées de manière visible (par exemple entre guillemets, en italique, etc.), accompagnées d’une citation dans le texte et d’une mention complète dans la bibliographie.

L’usage des citations est conseillé lorsque :

  • Vous souhaitez renforcer votre argument par la force des mots de l’auteur original
  • Vous souhaitez marquer un désaccord avec l’argumentation d’un auteur
  • Vous voulez mettre en évidence des formulations particulièrement éloquentes ou puissantes
  • Vous comparez et confrontez des points de vue spécifiques ;
  • Vous souhaitez signaler des travaux de recherche importants qui précèdent les vôtres

Texte source : The writing center –  When to summarize, paraphrase, and quote.

Dans tous les autres cas, il convient de recourir à la paraphrase. Cela consiste à générer un nouveau contenu à partir des idées d’autres auteurs, en les reformulant dans vos propres termes. Les règles générales de référencement s’appliquent également (citation dans le texte + référence complète en bibliographie).

 

Styles de référence

Il existe de nombreux styles de références, souvent définis par la discipline ou la revue à laquelle l’on destine l’article. Pour savoir quel style adopter, il convient de se renseigner auprès de son directeur de recherche, superviseur ou collègues, ou de consulter les consignes aux auteurs sur le site de la revue.

Les systèmes les plus connus sont :

mindthegap

Il arrive que l’on cite une connaissance originale sans avoir consulté directement la source primaire, mais en s’appuyant sur un autre document dont l’auteur avait lui-même lu la source initiale. On parle alors de référencement secondaire. Cette pratique comporte des risques : l’information peut avoir été mal lue, mal interprétée ou citée de manière sélective. En reprenant ce contenu sans vérifier l’original (par exemple en raison d’un accès payant), on perpétue, voire on amplifie, une information erronée.

mindthegap

Comment gérer le référencement secondaire ?

  1. Vous devez toujours consulter vous-même la source originale, vérifier le contenu et citer directement la source initiale.
  2. Vous devez toujours consulter la source originale vous-même, vérifier le contenu et utiliser le référencement tel que décrit ci-dessus. En complément, vous ajoutez la mention « cité dans : » suivie de la référence de l’ouvrage que vous avez lu. S’il s’agit d’une citation textuelle, la même référence étendue est nécessaire.
  3. La meilleure pratique en matière de recherche consiste à consulter vous-même la source originale, à en vérifier le contenu et à utiliser le référencement tel que décrit ci-dessus. Toutefois, afin de garder l’effort raisonnable et pragmatique, il est conseillé d’appliquer cette règle prioritairement aux connaissances ou arguments qui constituent le cœur de votre travail. Pour des détails périphériques, les chercheurs peuvent utiliser le même type de référence que ci-dessus, en ajoutant « cité dans : » suivi de la référence de l’ouvrage lu. Là encore, s’il s’agit d’une citation textuelle, une référence étendue est requise.

Pour gérer efficacement vos références au fil du temps et à travers vos différents articles, vous pouvez recourir à un logiciel de gestion bibliographique tel que Endnote (Clarivate Analytics) (disponible via la plateforme de recherche de votre université), Zotero (free) ou Mendeley (Elsevier).

Affiliation de l’auteur

jumping-icon base

Affiliation de l’auteur

Outre les noms des auteurs, les publications mentionnent leurs affiliations, apportant des précisions sur l’université, la faculté ou le département auquel chaque auteur est rattaché. Un auteur peut avoir plusieurs affiliations, par exemple lorsqu’il est lié à plusieurs entités au sein d’une même université, ou encore lorsqu’il occupe des fonctions dans plusieurs institutions.

Lors de la mention des affiliations, il est essentiel de veiller à ce qu’elles reflètent les lieux où la recherche a effectivement été réalisée. Bien qu’il puisse être tentant d’indiquer le plus grand nombre possible d’affiliations, les chercheurs doivent garder à l’esprit qu’une affiliation ne peut être revendiquée que si le travail et la recherche ayant conduit à la publication ont réellement été effectués dans l’institution concernée.

Pourquoi est-il important que l’affiliation de l’auteur soit correcte ?

Outre le fait qu’elle aide à identifier les auteurs (notamment lorsque plusieurs chercheurs portent le même nom) et qu’elle attribue une reconnaissance légitime à l’institution d’accueil, l’affiliation engage également la responsabilité des institutions mentionnées. Elle indique en effet au lecteur « à qui s’adresser » en cas de questions ou de problèmes liés à la recherche, par exemple sur le plan éthique ou en matière d’intégrité scientifique. De plus, une affiliation correcte revêt une importance particulière pour l’identification d’éventuels conflits d’intérêts (notamment financiers).

mindthegap

Fournir une affiliation erronée revient à ne pas attribuer le mérite à la bonne institution. Une erreur fréquente est la suivante : un chercheur réalise son travail dans l’institution A, puis quitte cette institution avant la publication pour rejoindre l’institution B. Même s’il peut sembler logique d’indiquer l’institution B dans la publication, puisqu’il s’agit de l’affiliation actuelle du chercheur, cette pratique est incorrecte : les travaux n’ont pas été réalisés dans l’institution B. Dans ce cas, seule l’institution A doit être mentionnée. Pour signaler que le chercheur a changé d’affiliation, il est possible d’indiquer son adresse actuelle séparément.

mindthegap

Fournir une fausse affiliation dans le but de manipuler la perception et la crédibilité d’une recherche, et ainsi d’augmenter les chances de publication, constitue une pratique inacceptable. De même, le simple fait d’être étudiant d’une université ne signifie pas que ses travaux puissent être publiés comme émanant de celle-ci. Les activités de recherche menées de manière autonome, sans encadrement de l’institution d’accueil, ne doivent pas être attribuées à cette université.

mindthegap

Omission d’une affiliation pertinente : les chercheurs peuvent parfois être tentés d’omettre une affiliation afin de faciliter l’acceptation d’un article. Cette omission est souvent liée à la volonté de dissimuler un conflit d’intérêts, ce qui constitue bien entendu une pratique inacceptable.

mindthegap

Quand y penser ?

Les affiliations indiquent quelles institutions sont impliquées dans un projet de recherche. Elles doivent être correctement précisées à chaque étape de communication relative au projet, ce qui les rend pertinentes tout au long du cycle de recherche :

  • lors du dépôt d’une proposition de recherche pour obtenir un financement ;
  • dans les rapports d’avancement (par exemple, lors de présentations dans d’autres institutions ou congrès) ;
  • lors de la communication finale à l’issue du projet (souvent sous la forme d’une publication) ;
  • durant le suivi après la clôture du projet.

Autorat (Authorship)

jumping-icon base

Autorat (Authorship)

Qui est auteur ? Critères d’attribution du statut d’auteur

L’autorat constitue une manière explicite de reconnaître toutes les personnes ayant apporté une contribution significative au travail. Cela implique, en retour, que l’on puisse attendre de tous les auteurs qu’ils assument l’entière responsabilité de l’ensemble des aspects du travail, sauf disposition contraire.

mindthegap

Code ALLEA :

Bonnes pratiques académiques :

  • Tous les auteurs s’entendent formellement sur l’ordre de citation des auteurs, et reconnaissent que l’autorat repose sur : (1) une contribution significative à la conception de la recherche, à la collecte de données pertinentes et à leur analyse et/ou à leur interprétation ; (2) la rédaction et/ou l’examen critique de la publication ; (3) l’approbation de la publication finale ; et (4) l’entière responsabilité du contenu de la publication, sauf indication contraire dans la publication.
  • Autant que possible, les auteurs incluent une « Déclaration de contribution des auteurs » dans la publication finale, décrivant les responsabilités et les contributions de chaque auteur.
  • Les auteurs reconnaissent les travaux et les contributions importants de tiers qui ne remplissent pas les conditions pour être auteurs, notamment des collaborateurs, des assistants et des bailleurs de fonds qui ont rendu possibles les travaux de recherche. 

Pratiques inacceptables :

  • Modifier l’autorat, ou dénigrer le rôle d’autres chercheurs dans des publications.

Comme la science elle-même, les normes d’attribution de l’autorat peuvent évoluer, par exemple lorsque les pratiques dominantes d’une discipline changent au fil du temps. Le contexte de recherche constitue également un facteur déterminant. Ainsi, il peut devenir difficile, mais non impossible, d’attribuer correctement l’autorat dans le cas de collaborations de grande ampleur, de la spécialisation croissante ou encore de l’essor de la recherche inter- et transdisciplinaire.

Néanmoins, les principes fondamentaux énoncés dans le code ALLEA doivent être respectés, car ils constituent le standard minimal applicable à tous les chercheurs, dans toutes les disciplines et pour toutes les formes de production scientifique. Cela signifie que :

  • Tous ceux désignés comme auteurs doivent satisfaire à l’ensemble des critères de l’autorat, et toute personne remplissant ces critères doit être reconnue comme auteur.
  • Ceux qui ne satisfont pas à l’ensemble des critères doivent être mentionnés, par exemple dans une liste distincte des remerciements ou en note de bas de page.
  • Outre la responsabilité des parties du travail qu’il a réalisées, un auteur doit être en mesure d’identifier quels co-auteurs sont responsables des autres parties spécifiques du travail.
  • Enfin, chaque auteur doit pouvoir avoir confiance dans l’intégrité des contributions de ses co-auteurs.

En plus du code ALLEA, qui constitue le cadre de référence principal, de nombreuses autres parties prenantes de la recherche — financeurs, revues scientifiques, etc. — ont élaboré leurs propres directives en matière d’autorat. Parmi les exemples figurent les recommandations de l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE), initialement développées pour le domaine (bio)médical mais aujourd’hui suivies dans de nombreux autres champs disciplinaires, ou encore les directives des revues de l’American Psychological Association Journals (APA). Il convient également de noter que certaines revues et/ou institutions d’accueil peuvent avoir élaboré leurs propres politiques en matière d’autorat.

Comme les modalités d’approbation de l’autorat peuvent varier selon les codes, les lignes directrices des revues ou même les politiques institutionnelles, il est nécessaire de les consulter le plus tôt possible. Cela est particulièrement crucial en cas de collaboration (internationale).

Ordre des auteurs

Au-delà de l’inclusion ou non d’un chercheur en tant qu’auteur, l’ordre des auteurs est également déterminé par des accords spécifiques. Selon le code ALLEA, tous les auteurs doivent se mettre d’accord sur la séquence retenue.

Différents systèmes peuvent être utilisés, souvent en fonction des disciplines. L’ordre alphabétique ou le degré de contribution/collaboration sont les protocoles les plus connus pour classer les auteurs, mais ils ne doivent pas être considérés comme une manière absolue de déterminer qui a le plus contribué à l’étude. Toute forme de classement est envisageable, à condition qu’elle respecte les principes de l’intégrité scientifique et les politiques en vigueur.

En tant qu’auteur, il est également nécessaire d’être capable d’expliquer le système retenu ainsi que la logique qui a conduit à l’ordre adopté.

Il est recommandé aux chercheurs d’indiquer le système utilisé et les décisions qui en découlent, par exemple dans une note de bas de page. De cette manière, les lecteurs et évaluateurs peuvent apprécier correctement l’ordre des auteurs (et donc les contributions sous-jacentes).

Bonnes pratiques académiques en matière d’autorat

Pour éviter les conflits liés à l’autorat, une communication claire et régulière entre les chercheurs impliqués dans le projet est essentielle. Les différends relatifs à l’autorat figurent parmi les causes les plus fréquentes, sinon la première, de conflits dans la recherche.

Quelques bonnes pratiques pour éviter ces difficultés :

  • Ne pas reporter la discussion sur l’autorat : celle-ci ne doit pas être tranchée au moment de la soumission d’un manuscrit, mais abordée le plus tôt possible lors de la préparation de l’article, de manière transparente et de préférence, par écrit, tout au long du projet.
  • Comme les contributions peuvent évoluer au cours de la recherche ou de la rédaction de l’article, cela peut avoir un impact sur le maintien ou non d’un chercheur dans la liste des auteurs et/ou l’ajout de nouveaux auteurs. Toute modification nécessaire doit être discutée de manière transparente et validée par l’ensemble des auteurs.
  • Faire preuve de cohérence dans l’attribution de l’autorat et appliquer les mêmes critères à tous les participants et dans toutes les publications.
  • Reconnaître qu’il existe plusieurs manières de valoriser des contributions : les collaborateurs qui ne remplissent pas les critères de l’autorat peuvent, par exemple, être mentionnés dans les remerciements ou dans une note liminaire de l’article.
  • Informer l’ensemble des auteurs et, le cas échéant, les contributeurs, avant de soumettre un manuscrit et obtenir l’approbation de la version finale par tous les auteurs.

Afin de renforcer la transparence, de nombreuses universités et revues recommandent, voire exigent, que les auteurs précisent la contribution de chacun des co-auteurs sous la forme d’une déclaration de contribution, et que cette information soit publiée conjointement avec l’article ou intégrée à celui-ci.

mindthegap

Il s’agit également d’une bonne pratique répertoriée dans le Code ALLEA :

 » Autant que possible, les auteurs incluent une « Déclaration de contribution des auteurs » dans la publication finale, décrivant les responsabilités et les contributions de chaque auteur. »

mindthegap

En 2020, la Commission flamande pour l’intégrité scientifique (Vlaamse Commissie voor Wetenschappelijke Integriteit – VCWI) a publié un avis général relatif aux déclarations de contribution des auteurs. Dans cet avis, la VCWI considère l’usage de telles déclarations comme une pratique louable, bénéfique pour la science dans son ensemble, car elles :

  • garantissent la faisabilité de la recherche interdisciplinaire en délimitant clairement les responsabilités ;
  • contribuent à une évaluation équitable des chercheurs ;
  • découragent les pratiques discutables en matière d’autorat, telles que l’autorat honorifique.

Le texte intégral de cet avis, ainsi que d’autres recommandations générales, peuvent être consultés sur le site de la VCWI.

La spécification des contributions peut prendre différentes formes : une déclaration écrite, rédigée dans ses propres termes, dite « déclaration de contribution des auteurs », qu’elle soit ou non présentée selon un format prédéfini ; l’utilisation de badges numériques, chaque contribution étant associée à une couleur spécifique (par exemple, un badge rouge pour la rédaction de la première version) ; le recours à une classification préétablie des différents rôles (traditionnels ou élargis) dans une « Contributor Roles Taxonomy », telle que CRediT. Cette taxonomie de haut niveau comprend 14 rôles (Conceptualisation, Conservation des données, Analyse formelle, Obtention de financements, Recherche, Méthodologie, Gestion de projet, Ressources, Logiciel, Supervision, Validation, Visualisation, Rédaction – version initiale, et Rédaction – révision et édition), qui permettent de décrire de manière uniforme le rôle de chaque contributeur dans le cadre de la recherche.

mindthegap

Il existe plusieurs situations dans lesquelles la liste des auteurs ne reflète pas les contributions réelles apportées à la recherche. Toutes constituent des pratiques de recherche inacceptables. Parmi les plus connues, citons :

  • Autorat honorifique (honorary authorship) : inclusion d’auteurs pour des raisons hiérarchiques, par exemple le directeur du département où la recherche a été menée. À noter que le financement d’un projet ne justifie pas en soi une attribution d’autorat.
  • Autorat de complaisance (gift authorship) : inclusion d’un collègue n’ayant pas contribué, dans l’attente que celui-ci « rende la faveur ».
  • Autorat d’invité (guest authorship) : inclusion d’auteurs dans l’espoir que leur présence facilite le processus d’évaluation ou accroisse la visibilité de l’article après publication.

L’inverse peut également se produire :

  • Autorat fantôme (ghost authorship) : lorsqu’une personne remplissant les critères de l’autorat n’est pas mentionnée dans la liste, soit parce qu’elle a été oubliée ou délibérément écartée, soit pour des raisons stratégiques (par exemple afin d’éviter une déclaration de conflit d’intérêts susceptible d’influer sur l’évaluation).
mindthegap

“J’ai longtemps évité d’aborder la question de l’autorat avec mes collaborateurs — jusqu’au jour où j’en ai tiré de douloureuses leçons.“

Témoignage publié dans la revue Science, dans lequel un chercheur relate ses expériences de l’autorat fantôme et de complaisance, et souligne l’importance d’établir des accords clairs dès le début d’un projet.

mindthegap

Autres ressources utiles lors des discussions sur l’autorat :

Illustration par Patrick Hochstenbach sous licence Creative Commons CC BY-SA 4.0.

mindthegap

Quand y penser ?

Ce point est pertinent à toutes les étapes du cycle de la recherche (conception, réalisation, publication). Les discussions relatives à l’autorat doivent de préférence avoir lieu dès le lancement d’un projet de recherche ou lors de la planification d’une collaboration. Par ailleurs, les attentes concernant l’autorat doivent être abordées de manière récurrente tout au long du projet.

Lorsqu’un des auteurs quitte l’institution

Le calendrier de publication d’un article ne correspond pas toujours à l’affiliation académique actuelle d’un chercheur. Il arrive qu’un chercheur quitte l’institution avant qu’un projet ou un article ne soit finalisé. Dans ce cas, il est essentiel de prévoir des dispositions spécifiques afin de clarifier les contributions à l’article ainsi que la reconnaissance qui les accompagne.

Ces dispositions concernent notamment :

  • Le chercheur, quittant l’institution, est-il en mesure ou disposé à assurer le suivi de l’article ?
  • Que se passe-t-il si des modifications (mineures ou majeures) doivent être effectuées après l’évaluation par les pairs ?
  • Que faire si des pratiques de recherche complémentaires s’avèrent nécessaires (par ex. calculs supplémentaires) ?
  • Quel sera l’impact éventuel sur les contributions d’autorat et sur l’ordre des auteurs ?
  • Que se passe-t-il si l’article est rejeté ? Comment sera organisé le suivi, par exemple en cas de soumission à une autre revue ?
  • Comment seront prises les décisions concernant ces changements ?

Même si la publication d’un article peut prendre du temps, il reste indispensable de disposer des coordonnées actualisées du chercheur ayant quitté l’institution. Celui-ci doit être tenu informé en permanence des modifications de fond ou de forme, ainsi que de l’avancement du processus de publication.

Traitement d’images

jumping-icon base

Traitement d’images

Au-delà de la présentation des données qualitatives et quantitatives, une attention particulière doit être portée à l’utilisation des images numériques pour illustrer différentes conditions expérimentales. Les images doivent être considérées comme des données à part entière, et non comme de simples illustrations venant accompagner des statistiques synthétiques. Toute incohérence (par exemple, l’utilisation d’une même image pour illustrer des conditions expérimentales distinctes) ou toute modification sélective peut gravement compromettre la confiance des pairs dans vos travaux et justifier une correction, voire une rétractation de la publication. Cela est particulièrement critique dans les domaines des sciences biomédicales et biologiques, où les résultats reposent largement sur des technologies spécifiques (microscopie, western blot, cytométrie en flux (FACS), fluorescence, etc.).

Bonnes pratiques académiques lors du traitement et de la présentation d’images

Quelques bonnes pratiques générales à adopter lors du travail et de la présentation d’images sont :

  • Des modifications telles que l’ajustement du contraste, de la luminosité et/ou de l’équilibre des couleurs peuvent être acceptables, mais uniquement si elles sont appliquées à l’ensemble de l’image et qu’elles ne compromettent pas une interprétation correcte des données.
  • Les chercheurs doivent être en mesure de retracer et de justifier les ajustements effectués.
  • La modification sélective d’une image, par exemple pour supprimer ou mettre en évidence certains éléments, est en règle générale inacceptable, même si elle vise à corriger une imperfection sans lien avec les données (par exemple retirer un cheveu, une empreinte digitale, etc.).
  • Lorsque plusieurs images sont combinées dans un même champ, cette opération doit être clairement identifiable dans la présentation visuelle et explicitement mentionnée dans la légende. Par exemple, le découpage et l’assemblage de bandes dans un Western blot peut être toléré dans certains cas, mais seulement s’il est signalé de manière appropriée.
  • Il convient de toujours conserver les images originales non modifiées et de n’appliquer les ajustements que sur une copie de l’original.
  • Les chercheurs doivent être prêts à mettre à disposition les fichiers bruts des images, notamment pour les évaluateurs ou les lecteurs, par exemple en les fournissant en annexe ou via un dépôt de données en ligne.
  • De nombreuses erreurs proviennent de la sélection accidentelle d’une image incorrecte ; une gestion rigoureuse des données constitue donc un élément essentiel pour prévenir ce type de problèmes.
  • Lors de la création de figures, il est impératif de vérifier, puis de revérifier, que les bonnes images ont été sélectionnées. Dans cette optique, l’utilisation d’images factices (“placeholders”) est déconseillée.
mindthegap

Pour en savoir plus :

mindthegap

« Il peut être tentant de modifier sélectivement une image ou d’en insérer une qui n’est pas directement liée aux résultats, afin d’obtenir une illustration plus représentative de la moyenne des données ou de rendre une figure plus attrayante. Une telle pratique n’est toutefois pas acceptable. »

L’exemple ci-dessous illustre un cas où la même image de blot est utilisée à deux reprises pour représenter deux conditions expérimentales différentes :

(2016) BIK – Prévalence de la duplication inappropriée d’images dans les publications de recherche biomédicale – prépublication bioRxiv.

mindthegap

Bien qu’il puisse s’agir d’une erreur commise de bonne foi, cet exemple illustre à quel point il est facile de se tromper ou d’utiliser une image non pertinente. Dans le cas présent, le problème a pu être identifié car la même image était présentée à deux reprises. En revanche, si l’image n’avait été utilisée que pour illustrer une condition non liée, l’erreur n’aurait probablement pas été détectée.